Allez la caféine!
Beaucoup d’entre nous s’arrêtent prendre un petit café avant d’aller faire leur sport du matin, et il se peut bien que ce besoin de caféine s’explique par des bienfaits réels et que la caféine apporte avant l’entrainement : en effet, sous l’effet de la caféine nous ressentons moins la douleur. Ainsi, il est courant de voir des sportifs, avant la compétition, consommer toutes sortes de substances y compris de la caféine, motivés par la croyance que cela les aidera à métaboliser les graisses plus facilement. La recherche n’est pas aussi convaincue. Mais il a été récemment prouvé que tandis que les gens font cela en invoquant cette raison, ils prennent en fait cette substance qui contient de la caféine pour pouvoir aller plus loin dans l’effort avec moins de douleur.
Alors, que diable la caféine vient elle faire ici ? Et bien, la caféine agit sur le système neuromodulatoire de l’adénosine dans le cerveau et dans la moelle épinière, comme l’effet des anti-inflammatoires, et ce système est hautement impliqué dans la nociception et dans le fonctionnement du processus de la douleur. Parce qu’elle empêche l’adénosine de fonctionner, la caféine peut réduire la douleur. Cette dernière étude en date sur les effets de la caféine sur la douleur pendant l’exercice physique a été publiée dan le numéro du mois d’avril de l’International Journal of Sport Nutrition and Exercise Metabolism (Journal International de la Nutrition Sportive et Exercice du Métabolisme) et s’intéresse aux effets de la caféine sur la douleur musculaire pendant un effort de grande intensité comme une explication à l’usage habituel du café. En plus de cette découverte, les scientifiques ont trouvé que ceux qui ne consomme pas régulièrement de la caféine et les consommateurs habituels voit leur douleur diminuer en quantité identique après la consommation de caféine. Ce qui est donc intéressant, c’est que la tolérance au café n’a pas d’importance.
Dans leur prochaine étude, les scientifiques vont essayés de pénétrer jusqu’au cœur du mécanisme biologique de cette découverte parmi les utilisateurs habituels et ceux qui ne le sont pas, pour essayer de comprendre pourquoi il existe ou non une forme de tolérance ? Alors que pouvons- nous faire de cette information en attendant ? Une application pratique est d’aller faire du sport sans avoir pris notre dose de caféine, de nous entrainer et si ça fait mal, peut-être contribuerons-nous à faire avancer la recherche.
